JE ME SOUVIENS....
LA SEYNE

Il y a quelques années ( après les municipales de 1995 ) Mme Santinacci Boitelle avait lancé l'idée d'écrire un livre bâti sur le modèle de celui de Gorges PEREC " Je me souviens".
Idée qui consiste à raconter, ou plutôt évoquer un souvenir en une, ou au maximum deux phrases courtes.
L'idée d'abord reprise par une association a plus ou moins été abandonnée: nous essayons de la reprendre aujourd'hui, avec "le Constroy". .
Nous attendons vos messages : vous pouvez les envoyer soit à l'email ci apres, Courriel Je Me Souviens soit les noter sur papier et les laisser au théatre "7 eme vague", le "Constroy" Rue Berny .
les " Je me souviens " que nous recevrons seront ajoutés au fur et à mesure. Merci d'avance. <:i>




Je me souviens..de quoi, merde ???..Ah oui ça y est ! Je me souviens d'un soir au Café Constroy d'un monsieur qui est venu me demander d'écrire un souvenir seynois qui commencerait par "je me souviens"....


L'ECOLE

Je me souviens que, du quartier Barban (prés des tennis) on allait à l'école Martini à pieds. Au carrefour en haut du col d'Artaud on attendait une autre "raille" qui arrivait d'un autre côté et on descendait tous ensemble.
Je me souviens de mon instituteur de Martini Mr Vachero qui faisait mettre les enfants lqui lisaient mal à genoux. Ils attendaient la sentence qui était une grosse claque sur la joue.
Je me souviens qu'on nous donnait du lait chocolaté à boire à l'école primaire et que je n'aimais pas ca du tout.
Je me souviens que le dimanche avant Pâques, on nous offrait des rameaux avec des fruits confits.
Je me souviens que toutes les écoles faisaient des mouvements d'ensemble a la fin de l'année, au Stade de la Canourgue, et que nous étions tous habillés en blanc.
De la rentrée scolaire 1959, dans les locaux préfabriqués de l'école Martini, (qui, à l'occasion, laissaient passer Peau de pluie) et de notre aménagement, après les vacances de Pâques I960, dans le bâtiment flambant neuf de Beaussier.
Je me souviens que j'avais peur des coups de gueule de Mr Bottéro quand il était professeur des fins d'études a Martini
Je me souviens du livre de lecture " Le Pays Bleu " et du petit Gilbert
Je me souviens du chateau Verlaque où mon frère allait à l'école
Je me souviens de la petite école des Sablettes dans les pins contruite après la guerre
Je me souviens du gymnase au sous sol de l'Ecole Martini.
Je me souviens de Tartine la prof de dessin qu'on enfumait en mettant un morceau de caoutchouc sur le poele a bois
Je me souviens qu'à l'école avant, les garçons allaient à l'Ecole Martini, les Filles à l'Ecole Curie
Je me souviens que les garçons portaient tous des pantalons courts et une blouse noire, et les filles des jupes et des tabliers
Je me souviens des images qu'on achetait pour coller sur le cahier de la Caisse d'Epargne.
Je me souviens d'un prof à Curie, Melle P.... qui nous passait un chiffon gras sur les yeux pour vérifier que nous n'étions pas maquillées.
Je me souviens du camion de Michel (je crois) qui était à la sortie de Curie pour vendre des friandises et des fils à faire les scoubidous
Je me souviens des Cars Verts qui amenaient à La Seyne les collégiens de Sanary et Six-Fours. Terminus à hauteur de Curie, les garçons partaient à pieds vers Martini.
Je me souviens de ce jour où le cours de français s'est interrompu afin que nous allions toutes à la fenêtre voir pour la 1re fois la neige tomber sur La Seyne (1957/1958 ?).

LE SPORT


Je me souviens que le Football Club Seynois est allé en 32 eme de finales contre Nîmes
Je me souviens qu'il y avait souvent des chutes terribles pendant le grand Prix cycliste, quand il avait lieu sur le Port, parce que les cyclistes se rentraient dedans en sens inverse.
Je me souviens des galas de boxe et des marathons de danse de plusieurs jours qu'on voyait au Comédia, place de La Lune
Je me souviens du boxeur de La Seyne Joe Brun qu'on avait surnommé le Canonnier
Je me souviens des matchs de moto ball au stade scaglia.
Je me souviens des dimanches après-midi quand ma mère nous amenait avec mes frères voir les matchs de moto-bol qui se déroulaient au stade ...(je n'arrive plus à me souvenir de l'ancien nom) actuellement Scaglia. Il y avait une ambiance d'enfer !. C'était une équipe du Vaucluse (Camaret, je crois ?) qui venait souvent se battre contre celle de La Seyne.
Des mémorables parties de l'équipe de Moto-Bail de La Seyne contre l'équipe de Camaret et de Loulou Meunier, son capitaine, le Platini de l'époque.
Je me souviens de la course aux canards dans le Port de La Seyne
Je me souviens des matches de foot " Rue Isnard contre Quartier Laffran" dans un terrain vague du Bois du Chinois.
D'un Moto-Cross dans les bois dominant le champ de courses de Lagoubran.
Je me souviens et je revois otre grand champion Marcel Cerdan ( Père) lors de sa visite au boxing club seynois qui avait son siège au café du port et sa salle d'entrainement également sur le port à l'emplacement ou plus tard il y eu le cinéma le REX.


LA MUSIQUE


Je me souviens qu'un groupe de rock Seynois s'appelait les Mistrals.
Je me souviens avoir vu Joe Dassin au stade du collège curie.
je me souviens des Quilapayuns qui chantaient "el pueblo unido ...' à la salle Marquet, près de beaussier. (*) Sans doute plutôt la salle Bacquet, NDLR
je me souviens d'Herbert Pagani à la fête du mai.
je me souviens de Mouloudji à la salle Apollinaire.
Je me souviens des concerts qui avaient lieu sur le site des anciens chantiers les soirs d'été.
je me souviens de michel delpech au stade hubidos


LES CHANTIERS


je me souviens lors de mon arrivée à La Seyne les bouchons à la sortie du Chantier, avec tous les travailleurs sortant de l'usine.
Je me souviens de la sirène des Chantiers qui rythmait la vie de La Seyne
Je me souviens de la déferlante de vélos et de solex qui se déversait sur le port à chaque sortie des Chantiers.
Je me souviens, en 1961, lorsque je sortais du collège Curie pour me rendre à mon domicile, je passais vers 18 h 15 juste devant la porte des chantiers où des milliers d'ouvriers à pieds, à vélo s'évadaient enfin de leur journée de travail ...Jamais je l'oublierai ! Je leurs rends hommage....
Je me souviens que quand mon oncle me parlait du marron qu'il fallait montrer pour rentrer ou sortir des Chantiers, je croyais qu'il s'agissait d'une châtaigne.
Je me souviens des anciens chantiers qui prolongeaient notre port
Je me souviens d'une oeuvre créée par Gustave Eiffel, menacée,,et qui s'est révélée être l'un des monuments qui restera à jamais dans le coeur des seynois pour tout ce qu'il peut représenter :. notre pont

LES QUARTIERS


Du Boulevard Staline, bordé de champs, de vignes et qui n'était pas ouvert sur la route nationale 559 à Saint Jean.

Je me souviens du ruisseau de La Muraillette où nous allions pêcher les têtards.

Des vendanges dans la campagne Oddone au quartier Barban. Du pressoir qu'on tournait à la manivelle, des coupeurs et surtout coupeuses et des cornues de raisins portées par les plus costauds. Du repas en commun pris le midi et des "moustrouilles" faites aux filles.

Je me souviens du Bois du Chinois, et de la cabane qu'il habitait, le chinois
Je me souviens de l'élevage de poules Giberossi. Le quartier Barban était fait de grandes propriété avec vignes principalement et à l'automne il fallait aller ramasser les sarments de vignes pour en faire des fagots et ça ne plaisait pas trop.
Je me souviens des champs d'artichaut le long du Vieux Chemin des Sablettes, quand on allait à la plage
Je me souviens des champs d'artichaut à Mar Vivo qu'on longeait pour aller à l'école
Je me souviens de la grande vespasienne de la place de La Lune
Je me souviens du kiosque à musique de la place des Esplageoles
Je me souviens du port asséché.
Je me souviens qu'il y avait un magasin qui s'appelait " Farfouillette " où les chaussures étaient toutes mélangées.
Je me souviens du quartier de la Placette (chez Zize).
Je me souviens de la vache de la laiterie à côté de la cité Monmousseau, où on allait chercher le lait.
Je me souviens de jouer avec mon frère et ses copains, à "bâti lou batéou"(explications données par Marius Autran) sur l'ancienne route de Tamaris, accrrochée à un palmier, qui a disparu maintement.
Je me souviens des jujubiers de la famille Parducci rue Ernest Reyer
Je me souviens du lavoir abrité par un mur derrière lequel les jeunes allaient flirter en attendant le bus.
Je me souviens que mon grand père m'amenait voir des courses de chevaux sur l'Hippodrome de Lagoubran. Le bar pas loin de la gare s'appelle toujours le Bar de l'Hippodrome.
Je me souviens que ma mère m'emmenait jouer dans les prés de Gai Versant
Je me souviens de mes 14 ans devant l'Hotel Lamy et des premières planches à voile faites maison
Des cinémas Rex, des tranches napolitaines à i'entr'acte et de l'Odéon avec son escalier monumental.
Je me souviens que tous les Samedis avec ma serviette, mon berlingot de Dop et mon savon de Marseille j'allais prendre ma douche aux bains douche "Les Glycines" (actuellement : emplacement de la BNP)
Je me souviens du muret sur la plage des Sablettes qui séparait la plage en partie haute et basse.
Je me souviens de cette clinique des Chantiers dans laquelle mon père est né.
Je me souviens du marchand de glace à rafraichir qui nous vendait 20 centimes le morceau de glace coupée à la hache pour rafraichir les glacières jusqu'au lendemain
Je me souviens du lavoir abrité par un mur derrière lequel les jeunes allaient flirter en attendant le bus.
Je me souviens du bar d'en haut du boulevard Staline (actuellement Bd du 4 Septembre) au quartier St Jean. Le samedi soir, maman nous amenait au baleti avec les frangins. ça finissait imanquablement par une grosse bagarre. Les hommes entre-eux se disputaient pour une fille et les chaises volaient par dessus nos têtes !.
Je me souviens d'avoir sonné à pas mal de portes du Boulevard du 4 septembre lorsque je remontais, le soir, après avoir répété avec la clique, dans le sous-sol du gymnase Martini,
Je me souviens des bals en plein air, chez Valentin, à Saint Jean et des quelques bagarres que nous regardions avec mon frère, cachés sous les tables. Du cinéma d'été, en plein air, au même endroit*
D'un cirque (Pinder ?), campé sur le stade Hubidos, qui exposait une baleine monumentale et un prétendu Jonas.
Je me souviens de nos promenades, avec le patronage laïque de l'école Renan, dans les bois de La Dominante, lorsque nous longions un mur de propriété orné d'une magnifique passiflore.
Des heures passées, les après-midi d'hiver, à regarder passer les gens, à travers l'oeil de beuf du grenier de mon immeuble du Boulevard Staline.
Des entrepôts des Coopérateurs du Midi» de la noria incessante des camions et des vastes cuves en céramique.
Je me souviens de la tournée de "l'huma",quand ma mère m'emmenait avec elle en sortant de l'école, et de la pente des 4 moulins en voiture
Je me souviens de la fête du Parti à Janas, de ses stands de livres, j'y amenais mon fils qui lui préférait la visite du zoo à proximité.


LA GUERRE



Je me souviens des soldats boches et italiens au quartier Barban.Il se haissaient.
Je me souviens qu'aprés les bombardements de la Seyne les quais du port qui étaient formés de grosses pierres de taille, étaient démolis, et dans les espaces vides s'était formé des petites plages.
Je me souviens de l'arrivée des soldats allemands remontant l'avenue Garibaldi sur leur Side car, casqués, armés, le conducteur avec une grosse plaque sur la poitrine et le passager dans le side car
Je me souviens des soldats allemands qui s'étaient installés avec leurs roulante au bout du port au lieu dit 'la caisse', de l'installation du canon à l'emplacement du monument au morts, de leurs rires tandis qu'ils graissaient leurs bottes avec parait-il du beurre ( mais je ne puis l'affirmer)

LES PERSONNAGES


De Monsieur Caminado. le poète, qui faisait faire des aller-retour aux enfants sur son scooter Lambretta, De Paul Morganti qui faisait la même chose avec une Bugatti rutilante.
Je me souviens de Monsieur Tchadjian, le cordonnier, que j'allai voir travailler par la fenêtre de son soupirail du square Gueirard.
Je me souviens du marché de La Seyne avec ses figures célèbres. Ninon et ses paquets d'herbe, Ficelle qui vendait du bois gras et des aludes pour les pièges.
Je me souviens que le cheval de Georgette faisait toujours pipi au même endroit dans ma rue, devant le portail de mr R.., le comptable
Je me souviens du cheval de Georgette la laitière, qu'elle "drivait" d'une main sure. Nos jeux tourbillonats avaient le don d'exciter sa monture et c'est avec son fouet qu'elle faisait claquer, sans nous toucher, elle nous éloignait.
Je me souviens de Georgette, la laitière, que nous taquinions sans arrêt et qui faisait claquer son fouet pour nous impressionner.
Je me souviens de Georgette, la laitière, avec son bêret. Quelle Classe !. Quelle Gueule !. Quel Personnage !.
Je me souviens de mes cours de gym dans le sous sol de l'école Martini avec monsieur Noel Guigou (?)
Je me souviens que le charbonnier qui nous montait les sacs de petits boulets de charbon au 2 eme étage avait la couleur brillante de son charbon sur le visage mais pas sur le cou.


Je me souviens de la pharmacienne Mme Armand
Je me souviens que Sénégal vendait des frites et des chichis dans une charrette en forme de bateau
Je me souviens de Sénégal, que j'ai toujours imaginé être le bonhomme dont le visage ornait les boites de Banania en fer, avant de le connaître.
Je me souviens du manège de Sénégal, qu'il fallait pousser pour le faire marcher.
Je me souviens que Ficelle portait toujours un foulard rouge.
Je me souviens des cars "Etoile" que je prenais pour aller au collège Curie, du contrôleur , de sa sacoche et des tickets verts qu'il distribuait.

Je me souviens la cade de Madame Roy au bas du marché
Je me souviens du vieux monsieur qui vendait des jouets en bas du marché.
Je me souviens de Bernard et Suzanne, les sympathiques épiciers de l'angle du chemin de La Gatonne.
Je me souviens des funambules qui avaient installé un cable entre les deux collines du Vallon des Cygnes et qui faisaient le parcours en moto !
Je me souviens des clients du "bar des palmiers" que tenait ma grand-mère, Paulette.
Je me souviens de l'enterrement de notre cher Maire Toussaint MERLE. J'ai eu l'honneur en cette triste circonstance de porter sa photo pendant le cortège.

DIVERS

Je me souviens de la projection du film "Z" au cinéma l'Odéon.
Je me souviens du terrible hiver de 1956 où, tout jeune enfant, j*étais chargé d'aller faire la queue pour tenter de ramener quelques pelletées de boulets de charbon.
Je me souviens que le Château de la Motte avait une aile dans laquelle il ne fallait pas aller, quand on était en colonies de vacances.
Je me souviens des balcons du Cinéma l'Odéon. Ils étaient pleins a craquer pour "D'ou viens tu Johnny" .
Je me souviens d'avoir appris à monter à vélo, sur le stade Hubidos.
Je me souviens de ma peur, (en 1956 ?), lorsque les CRS patrouillaient armés sur le marché et jusqu'aux environs de Curie.
Je me souviens de la raille de l'avenue Gambetta.
Je me souviens qu'un soir aux Portes du Soleil, des copains a moi s'étaient baignés nus dans la fontaine a côté de la piste de danse, devant tout le monde, et qu'ils avaient menacé Henri, le patron, de couper les arbres s'il appelait la police.
Je me souviens de l'Aventure
Je me souviens des balançoires en forme de cages qu'il y avait à la fête du Mai, et qui faisaient un tour complet.
Je me souviens des "Beautés de Paris et d'Hollywood"
Je me souviens du Pathé Concert où l'on pouvait écouter des chansons avec des écouteurs au bout du port.
Je me souviens des chemises en soie taillées dans les toiles a parachute.
Je me souviens des escaliers qui conduisaient à la pharmacie
Je me souviens des enterrements avec La Seynoise et du poêle dont des gens tenaient les quatre coins.
Je me souviens des films de Rouletabille à la Maison du Peuple.
Je me souviens des graffitis " Libérez Henri Martin "
Du caméléon qui, après avoir voyagé, sans doute depuis son Afrique natale, avec un régime de bananes, avait investi l'étal de Monsieur Pratali (ou du père de Monsieur Gil ?), sur le marché.
Je me souviens de la voiture décapotable qui était tombé dans le port de La Seyne en 1948, avec son chauffeur et le chien du chauffeur.
Je me souviens que quand on remplissait les paquets de frites pour sa mère, avec Jean Espanet, on en mangeait tellement qu'on avait plus faim le midi.
Je me souviens du premier morceau de cade que l'on m'a mis dans la bouche avant même d'avoir mes premières dents..et dont je suis toujours accro..lol
Je me souviens de l'association "Mille pages aux enfants des dunes" qui s'occupe des enfants en Mauritanie
Je me souviens des dimanches où je devais me lever tôt pour aller vendre aux puces qui avaient lieu le dimanche sur la place de la Lune
Je me souviens de la fête foraine qui avait lieu sur la place de la Lune mais j'étais très petite quand ils l'ont arrêtée.
Je me souviens que les familles qui avaient des charretons allaient chercher du bois mort dans la forêt de Janas le jeudi.
Je me souviens de la catastrophe de l'émissaire commun, pendant les bombardements.
Je me souviens qu'au château de la motte, il y avait deux ailes, l'aile sud et l"aile nord. et que les deux devaient se détester.
Je me souviens de la gentillesse du maire Mr Giovanini..
Je me souviens de la fête de Janas. Avec les JC de La Seyne (1966/1967) nous allions camper pour la nuit. C'était pour moi la grande sortie de l'année" !



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